Née en 1975, Nathalie Blanchard s'est tout d'abord tournée vers l'étude de la philosophie pour questionner les représentations ordinaires que nous avons de notre monde environnant.
Elle parcourt aujourd'hui par la photographie des espaces de vie très différents, souvent marqués par une solitude, un abandon. Elle y rencontre des matières, des objets, souvent vieillis et altérés que le temps à su retravailler de manière esthétique. Le passage du temps, la manière dont il s'inscrit dans l'espace et ses matières, le façonnant, le marquant, est au coeur de sa première recherche photographique. Petit à petit, des corps ou des visages introduisent ces lieux marqués par le clair-obscur. Les sentiments, mouvements intérieurs des sujets se révèlent dans l'image.
Ce sont aussi les territoires de notre Inconscient et de nos pulsions qui se retrouvent ainsi saisis, ces photographies se révélant comme une sorte d'empreinte de rêves ou d'impressions sensibles que provoque en nous le monde extérieur. Les états intérieurs mouvants intéressent particulièrement la photographe. Il sont à la fois marqués par du trouble, de l'obscurité, et en même temps peuvent être extrêmement clairvoyants, capable de géométriser les espaces, de rendre compte des objets dans les moindre détails.
Sur ces photographies, les plus libres projections ou interprétations de l'imaginaire sont alors possibles par les uns et les autres. Elles existent pour ouvrir des sens.
nathalieblanch@hotmail.fr
by Oliver Vaccaro
About Nathalie blanchard
Nathalie Blanchard was born in 1975 in Bourges, France. She has pursued philosophical studies as well as taught philosophy. In her readings and reflections, she has always remained attracted to aesthetic questions, while at the same time developing a consistent practice of photography for several years. She has particularly attached herself to themes related to the notion of ugliness.
With her camera, she has visited many old, decrepit and abandoned spaces that she has wanted to confront in order to bring out the hidden beauties that the action of time produces through the many harmonies she unearths.
Desirous to shatter the preconceptions we may have about banal or damaged things, she wishes to surprise and educate our vision. To that effect, she goes to the point of abstraction in photography, to the point where one is not sure anymore whether one is looking at painting or photography.